Protéger votre appartement avec un contrat de mariage — Guide complet
This article is for general informational purposes only and does not constitute legal advice. For advice tailored to your circumstances, consult a licensed attorney.
Key Takeaways
- Le « partage spécifique » (arrêt 5620/24) : dans certaines circonstances, un appartement enregistré à votre nom peut être réputé commun si vous vous êtes comportés en copropriétaires au fil des années
- Un prêt immobilier conjoint, des travaux financés par des fonds communs, ou le fait de traiter l’appartement comme « le nôtre » peuvent créer des droits pour l’autre partie
- Le contrat doit comporter : une déclaration de propriété, la source du financement, les modalités du prêt, les travaux, le logement et les conditions de vente
- Recommandé également : inscrire une mention d’avertissement (he’arat azhara) au cadastre — elle empêche toute vente ou tout grèvement sans votre consentement
Qu’advient-il d’un bien sans contrat de mariage en Israël ?
Sans contrat de mariage, c’est la loi israélienne sur les relations patrimoniales (1973) qui s’applique : tous les biens accumulés durant le mariage sont partagés 50/50 lors du divorce. L’arrêt BA’M 5620/24 (2025) a étendu cela aux appartements antérieurs au mariage gérés conjointement — même s’ils sont enregistrés à un seul nom. Une procédure de divorce coûte en moyenne 45 000 à 120 000 ₪ de frais juridiques et dure de 1 à 4 ans. Un contrat de mariage élimine cette incertitude.
« C’est mon appartement — où est le problème ? »
Beaucoup supposent qu’un appartement acheté avant le mariage leur appartient automatiquement seul. Dans la plupart des cas, c’est vrai — sur le papier. Mais en pratique, les tribunaux israéliens regardent bien au-delà du nom inscrit au cadastre.
Quand « le tien » devient-il « le nôtre » ?
Dans l’arrêt de principe 5620/24, la Cour suprême a appliqué le « partage spécifique » — un principe selon lequel, dans certaines circonstances, même un bien enregistré à un seul nom peut être réputé commun si le couple l’a géré conjointement durant de nombreuses années. Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?
- Vous avez remboursé ensemble le prêt d’un appartement antérieur au mariage ? Il peut devenir un bien commun
- Vous avez réalisé des travaux importants avec des fonds communs ? Cela peut créer des droits pour l’autre conjoint
- Vous avez habité l’appartement pendant des années et le désigniez tous deux comme « le nôtre » ? Un tribunal peut retenir cette revendication
Quatre situations fréquentes
1. Un appartement acheté avant le mariage
Le scénario le plus courant. La meilleure protection : une clause claire dans le contrat de mariage indiquant que l’appartement demeure la propriété exclusive de l’acquéreur, y compris toute plus-value future.
2. Un appartement acheté avec l’argent des parents
Même si vos parents ont payé, si l’appartement est enregistré à votre nom, le tribunal peut le considérer comme un bien commun. Le contrat doit indiquer expressément que le financement provient des parents et que l’appartement est exclu de l’égalisation des biens.
3. Un appartement avec un prêt immobilier conjoint
C’est là que les choses se compliquent. Un prêt immobilier conjoint crée un lien, même si l’appartement est au nom d’une seule personne. Le contrat doit régler la répartition des remboursements et les droits de chaque partie sur le bien.
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4. Un second bien locatif
Un contrat de mariage pour un second appartement peut aussi générer une économie importante de droits de mutation, au-delà de la seule protection patrimoniale.
Que faut-il inclure dans le contrat
Clauses de protection recommandées :
- Déclaration de propriété — l’appartement appartient à X, y compris toute plus-value future
- Source du financement — acheté avec des fonds personnels / un héritage / une donation parentale
- Prêt immobilier — qui rembourse, et ce qui se passe si les deux contribuent
- Travaux et améliorations — des travaux financés par des fonds communs créent-ils des droits ?
- Logement — droit d’occupation pour le conjoint, même sans propriété
- Vente — qu’advient-il si l’appartement est vendu et un autre acheté ?
L’inscription d’une mention d’avertissement (he’arat azhara)
Au-delà du contrat lui-même, il est recommandé d’inscrire une mention d’avertissement au cadastre. Elle empêche la vente ou le grèvement de l’appartement sans le consentement du conjoint que le contrat protège.
Erreurs fréquentes
- Contrat trop général — « tous les biens antérieurs au mariage restent personnels » ne suffit pas. Il faut désigner le bien précis
- Ignorer le prêt — en présence d’un prêt immobilier conjoint, il doit être traité dans le contrat
- Ne jamais le mettre à jour — vous avez acheté un nouvel appartement ? Mettez le contrat à jour
D’autres erreurs fréquentes liées au contrat de mariage.
En résumé
L’appartement est le bien le plus important que possèdent la plupart des Israéliens. Se fier au « il est enregistré à mon nom » n’est pas une protection suffisante. Un contrat de mariage avec des clauses détaillées, combiné à l’inscription d’une mention d’avertissement — voilà une véritable protection.
Nobiru
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