Le partage spécifique en droit de la famille israélien — Ce que c’est et comment l’arrêt 5620/24 a tout changé
This article is for general informational purposes only and does not constitute legal advice. For advice tailored to your circumstances, consult a licensed attorney.
Key Takeaways
- Partage spécifique = un bien « personnel » qu’un tribunal déclare devenu commun en raison du comportement du couple
- Arrêt 5620/24 de la Cour suprême (juin 2025) : a considérablement abaissé le seuil — « quelque chose de plus » suffit désormais
- « Quelque chose de plus » peut être : le remboursement conjoint d’un prêt, des travaux, des années de gestion commune
- Même un appartement acheté avant le mariage, enregistré à votre seul nom, peut être partagé
- Un contrat de mariage est la seule protection absolue — il définit dès le départ ce qui est personnel et ce qui est commun
Le partage spécifique — la définition simple
Le partage spécifique est un principe juridique qui établit que : même un bien enregistré à un seul nom, même acquis avant le mariage, peut être considéré comme commun — si le couple l’a traité comme un bien partagé.
Cela diffère de l’égalisation des biens habituelle, qui ne partage que les biens accumulés durant le mariage. Le partage spécifique peut atteindre des biens que vous possédiez avant la noce.
L’arrêt 5620/24 de la Cour suprême — ce qui a précisément changé
En juin 2025, la Cour suprême a rendu un arrêt de principe dans l’affaire 5620/24, qui a considérablement étendu la portée du partage spécifique.
Avant l’arrêt
Les tribunaux exigeaient un accord explicite de partage — et examinaient avant tout strictement l’intention des parties. Il était relativement difficile de revendiquer un partage spécifique sur des biens antérieurs au mariage.
Après l’arrêt 5620/24
La Cour a établi que « quelque chose de plus » que la simple vie commune suffit. Le seuil a été abaissé. Il suffit désormais de démontrer :
- Des remboursements de prêt issus de revenus communs
- Des travaux réalisés en commun
- Une gestion commune du bien sur le long terme
- Un accord implicite (même sans contrat écrit)
Résultat : davantage de biens « personnels » sont désormais menacés.
Qu’est-ce que « quelque chose de plus » — exemples concrets
Les tribunaux recherchent « quelque chose de plus » pour établir un partage spécifique. Voici des exemples que les tribunaux ont retenus :
✓ Compte comme « quelque chose de plus » :
- Les deux parties ont remboursé le prêt sur un bien enregistré au seul nom d’un conjoint
- Un conjoint a financé volontairement des travaux sur ses revenus personnels
- Les deux ont signé l’assurance du bien
- Ils géraient un compte bancaire commun depuis lequel étaient réglées les dépenses du bien
- Un conjoint a cessé de travailler pour gérer le bien de l’autre
✗ Généralement insuffisant à lui seul :
- Le fait d’habiter ensemble dans le bien
- Le versement de sommes équivalant à un loyer
- Une relation de longue durée sans autre contribution au bien
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Un contrat de mariage — la protection absolue
C’est simple : un contrat de mariage signé avant le mariage et authentifié par un notaire est la seule protection qui fonctionne de manière absolue.
Pourquoi ? Parce que les tribunaux ne « découvrent » pas de partage lorsqu’il existe une stipulation explicite contraire. Si le contrat dit « Le bien X est le bien personnel de Y » — c’est contraignant. Même si l’autre conjoint a remboursé le prêt pendant des années.
Ce que le contrat doit énoncer :
- La liste précise des biens de chaque partie (avec leur valeur)
- Une définition claire : « Le bien X demeure la propriété exclusive de Y, y compris toute plus-value »
- Des stipulations relatives aux biens futurs (y compris ce qui se passe si l’autre conjoint y contribue)
Ce qui ne suffit pas :
- Un accord verbal
- L’enregistrement au cadastre (utile, mais insuffisant contre le partage spécifique)
- Des comptes bancaires distincts (utiles, mais insuffisants à eux seuls)
Coût et risque — une analyse chiffrée
| Sans contrat de mariage | Avec contrat de mariage | |
|---|---|---|
| Coût immédiat | 0 ₪ | 499 ₪ (Nobiru) |
| Risque de partage spécifique sur un bien de 3 M₪ | Jusqu’à 1 500 000 ₪ | 0 ₪ |
| Coût de la défense juridique en cas de divorce | 50 000–200 000 ₪ | 0 ₪ |
La conclusion : 499 ₪ achètent une protection qui vaut des millions.
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